Activités

Le grand export

Chiffres clés

210 000 agriculteurs producteurs de blé en France / ​169 organismes collecteurs (négociants, coopératives) se chargent de commercialiser les grains.

Pour en savoir plus

Synacomex > v.chanal@synacomex.glaboetie.org

​Le cas du Grand Export céréalier

Sur les 68 millions de tonnes de céréales collectées chaque année en France, (référence Passion Céréales), 50% (soit 32.9 millions de tonnes céréales, incluant le riz) sont à destination de l'exportation. La France se hisse ainsi à la deuxième place des plus grands exportateurs mondiaux en la matière, juste derrière les Etats-Unis, et à la première place au sein de l'Union Européenne. Une situation d'exception, essentiellement due à l'existence d'une filière grains française organisée et prompte à satisfaire une demande exigeante.

Un enjeu de croissance économique

​L'export céréalier est ainsi devenu un enjeu de taille dans la croissance économique de la France, en corrélation étroite avec le nombre croissant de pays demandeurs de céréales, notamment situés en Afrique du Nord (Algérie, Maroc..), et plus particulièrement de blé meunier destiné à la boulangerie.

Afin de garantir un approvisionnement constant et fiable de céréales vers ces pays, les opérateurs du commerce agricole (négociants agricoles, coopératives, sociétés exportatrices) doivent en assurer la commercialisation à l'exportation tout au long de l'année.

Une filière grains organisée pour satisfaire une demande grandissante

Quand on sait que « la France exporte plus de 50% de sa production vers des pays très exigeants en termes qualitatif »[1], nous comprenons que l'enjeu des céréales va au-delà d'une simple équation production / vente.

En effet, en France, la filière grains est organisée (producteur, collecteur, transformateur) de manière à produire et commercialiser des céréales de qualité tout au long de l'année, et ce, pour des utilisations très diverses (alimentation humaine, alimentation animale, etc.). En suivant un cahier des charges spécifique à chaque client, pour s'adapter au mieux à leur demande, les opérateurs du commerce agricole, dont les négociants agricoles font partie, s'attachent à livrer rapidement et efficacement les céréales demandées.

Un grand travail est aussi effectué en amont, notamment avec la collecte et le stockage (tri, allotement, asséchement) des grains, préalables indispensables à l'exportation. Par ailleurs, l'existence d'une logistique efficace (transport de fret, transport fluvial, présence de nombreux ports en façade maritime), est également un atout principal garantissant une exportation céréalière régulière. Sans oublier l'existence de nombreux critères qualitatifs à respecter (taux de protéines, taux de chute de Hagberg, force boulangère) pour répondre à la demande des clients, en France et à l'exportation.  

L'offre céréalière française est ainsi capable de s'adapter à plusieurs marchés (publics et privés) sur différents continents, alors même que la concurrence de pays exportateurs d'envergure (Etats-Unis, Russie, Allemagne, Suède, Pologne etc.) est forte. Tout cela bien évidemment, dans le respect des réglementations françaises et européennes (sécurité sanitaire).

Les leviers stratégiques de l'export céréalier

Au-delà des aspects qualitatifs, organisationnels et climatiques, d'autres leviers structurels peuvent expliquer la compétitivité de la France dans ce domaine : la baisse du coût du transport de marchandises, liée à la baisse du prix du pétrole, les restrictions à l'exportation de blés russes, ainsi que la baisse de la parité euros/dollars, sont d'autant de facteurs qui influent positivement sur la performance de la filière grains française à l'export.




[1] http://www.pleinchamp.com/grandes-cultures/actualites/export-une-campagne-cerealiere-sauvee-par-l-egypte-et-les-ventes-de-bles-fourragers/